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L’Île-de-France est plus que jamais aux côtés du Mali

A la région

Les opérations militaires conduites par la France au Mali peuvent-elles avoir des répercussions dans le territoire de Kayes, une région avec laquelle l’Île-de-France a, depuis 20 ans, un accord de coopération ?

Roberto Romero : Oui, naturellement, même si la région de Kayes, situé à l’ouest du Mali, est éloignée du théâtre des opérations. Les conséquences sont toutefois indirectes : arrivée de populations réfugiées, proclamation de l’état d’urgence sur tout le territoire malien, annonce de restrictions budgétaires importantes qui toucheront également les collectivités territoriales et donc l’assemblée régionale de Kayes. Autant de raisons qui justifient le renforcement de notre engagement tant en Île-de-France, pour appuyer la mobilisation citoyenne et soutenir le gouvernement et l’armée française, qu’au Mali pour garantir la réalisation de nos projets de coopération.

Compte tenu de la situation délicate que traverse l’ensemble du Sahel, l’Île-de-France avait déjà dû réorganiser il y a deux ans les moyens dédiés à cette coopération avec la région de Kayes. Ne craignez-vous pas que la crise actuelle vienne remettre en cause les projets engagés ? 

R R : Dès 2011, pour des motifs de sécurité, nous avons dû rapatrier la jeune Francilienne qui représentait la Région Île-de-France à Kayes et freiner tout envoi de Franciliens sur le terrain. Pour autant, nous avons tout fait pour maintenir, voire même renforcer, les projets engagés avec notre partenaire malien. La Région a désormais un représentant recruté localement et nos partenaires sont régulièrement reçus en Île-de-France afin de poursuivre le travail engagé, notamment dans le domaine de la formation et l’éducation. Loin de suspendre, nous allons donc bien au contraire poursuivre les projets avec nos partenaires, et continuer d’y associer les associations de la diaspora malienne, largement représentée et active en Île-de-France.

Après le coup d’état militaire du 22 mars 2012, la France a suspendu certaines de ses aides, dans l’attente d’une feuille de route vers la transition démocratique. Avez-vous envisagé une telle hypothèse s’agissant de l’aide francilienne ?

R R : Tout d’abord, rappelons que la décision du gouvernement de l’époque ne portait pas sur l’aide humanitaire. En ce qui concerne la Région Île-de-France, la nature des actions qu’elle mène et l’ampleur des besoins sur place ne justifient pas à ce stade de suspension du partenariat, bien au contraire. Ce serait une sanction injuste pour des populations locales déjà éprouvées par la crise que traverse le Mali depuis de nombreux mois. Nous maintenons nos projets sur le terrain et soutenons en parallèle des projets d’aide d’urgence dans d’autres régions au Mali pour répondre aux besoins de première nécessité.


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