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Interviewé par l’Express, voici l’article commentant la désignation d’Edouard Martin pour les élections européennes

Au Parti socialiste

edouard-martin-et-harlem-desir-le-23-janvier-2013-au-siege-du-ps-a-paris_4577924Européennes: Edouard Martin ou le PS, qui a le plus à perdre?

Par Matthieu Deprieck, publié le

Le syndicaliste de Florange est officiellement tête de liste PS pour les européennes dans le Grand Est. Un bon choix pour les socialistes?

Le Parti socialiste s’en remet à un néophyte

A gagner: renouer le contact avec les ouvriers

Il n’a suffi à François Hollande que de quelques semaines après son accession à l’Elysée pour perdre la confiance des ouvriers. En octobre 2012, un sondage BVA pour Les Echos montrait un décrochage plus important dans cet électorat que dans les autres classes professionnelles: 34% d’entre eux faisaient encore confiance au chef de l’Etat. Depuis, la situation n’a cessé de se dégrader. Alors, investir un syndicaliste, employé de la sidérurgie, pourrait permettre de renouer le contact.  

A gagner: ouvrir le PS à la société civile

Aux européennes de 2009, les Verts ont réussi leur plus belle campagne (16,3% à quelques dixièmes du PS) et surtout décloisonné leur parti en lançant Europe Ecologie avec de nouvelles têtes venues de la société civile. Les socialistes aimeraient jouer le même coup en 2014. « Lors des réunions de la commission d’investiture, nous nous sommes dits qu’il fallait des personnalités capables d’enclencher une nouvelle dynamique », se souvient le conseiller régional d’Ile-de-France, Roberto Romero. Avec Edouard Martin, ils l’ont trouvé.  

A perdre: une liste homogène

Un candidat hors PS, c’est bien. Qu’il soutienne le parti, c’est mieux. Or, avec Edouard Martin, rien n’est moins sûr. Le syndicaliste s’est illustré pendant la bataille de Florange par des déclarations très dures à l’égard du gouvernement et particulièrement Jean-Marc Ayrault. Sur le plateau de France 2, mardi soir, Edouard Martin a précisé que ses déclarations passées étaient « à remettre dans leur contexte ». Sauf qu’il a la rancune tenace. En avril, dans son livre Ne lâchons rien, il qualifié le Premier ministre de « traître ». Et ce mercredi, il a rappelé qu’il n’était pas candidat « pour défendre la politique du gouvernement ».

A perdre: un ou deux sièges d’eurodéputé

Alors que les rumeurs l’envoyaient plutôt à la 2e place, il se retrouve finalement tête de liste. C’est de lui dont va dépendre l’élection de ses camarades, notamment celle de Catherine Trautmann élue au Parlement européen depuis 1989. Pas question de manquer sa campagne. Or, en face de lui, il trouvera Florian Philippot pour le FN et certainement Nadine Morano pour l’UMP. Deux adversaires coriaces. « C’est un syndicaliste chevronné et on ne peut pas dire que les débats syndicaux soient plus tendres que les face-à-face politiques », confie Roberto Romero. « Lakshmi Mittal (président d’ArcelorMittal, ndlr) ou Nadine Morano, ça se vaut », plaisante un élu PS.

Edouard Martin joue sa crédibilité

A gagner: le passage des paroles aux actes

Après avoir occupé les plateaux télé pendant des mois de lutte sociale, Edouard Martin va avoir l’occasion de convertir ses idées en actes, comme il l’a souligné mardi soir: « Je m’engage dans une nouvelle mission: je n’ai pas l’impression de m’engager en politique, dans le sens où je n’ai pas programmé de faire une carrière politique. J’ai simplement envie de continuer le combat que nous menons depuis maintenant plusieurs années sur le maintien de l’industrie en France et en Europe, et j’ai envie de le poursuivre à un autre niveau, au niveau européen, parce que c’est là que se prennent toutes les grandes décisions qui nous impactent. »

A perdre: la confiance de ses collègues ouvriers

Si Edouard Martin pourra défendre ses idées au Parlement européen (son élection est hautement probable), rien ne dit qu’il sera écouté. « On arrive au parlement avec beaucoup d’illusions, ensuite, il faut les entretenir », prévient Roberto Romero, qui se souvient des premiers pas d’autres députés européens tels que Benoît Hamon. Et qui ajoute: « La gauche française est bien plus à gauche que sa version européenne. » Edouard Martin va devoir apprendre la modération et prévenir ses soutiens qu’il ne pourra peut-être changer le système.


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