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Chili : 40 ans après, Allende vit encore !

Au Parti socialiste

1912092_10203364874551817_855532060_nCe 11 mars 2014, 40 ans après le coup d’État contre le président démocratiquement élu Salvador Allende, c’est sa fille Isabel Allende élue a la tête du Sénat, qui a investi Michelle Bachelet comme Présidente de la République du Chili pour le deuxième fois. Au delà du symbole à la fois sur la place des femmes dans la société chilienne et celle de la gauche à travers la récupération du patrimoine légué par Salvador Allende c’est également un nouveau cycle qui s’ouvre. En effet la coalition (de centre gauche) qui a gouverné le pays depuis la fin de la dictature la « Concertacion » a été dépassée par une nouvelle coalition « Nueva mayoria » qui a intégré le Parti communiste faisant partie du gouvernement aujourd’hui. Cela ne réduit pas totalement les divisions à gauche puisque nombre de partis restent en dehors de ce cadre et attendent des garanties sur la question centrale de la révision Constitutionnelle héritée de la dictature et proposée par Pinochet.

Si les attentes sont importantes, cette présidente, très appréciée par la population, ne disposera pas d’état de grâce. Les mouvements sociaux sont en effet prêts à lui rappeler ses engagements. Une première manifestation est déjà prévue le 23 mars prochain qui a pris le nom de « Manif des manifs »… C’est également un parlement en partie renouvelé qui est en place où on trouve la nouvelle génération de dirigeants politiques issus des manifestations étudiantes notamment Camila Vallejo (PC Chilien) et Giorgio Jackson (Revolucion Democrtica). Ainsi tant du côté des mouvements sociaux que dans la propre chambre basse Michelle Bachelet est attendue de manière concrète.

La composition de son gouvernement a d’ailleurs donné lieu à de nombreuses variations depuis son élection. La dernière en date étant l’éviction du poste de ministre des forces armées, d’une femme dont le père fut un général tortionnaire, personnellement impliqué dans des exactions.

La pression est forte et la manière dont la Présidente engagera la réforme constitutionnelle indiquera de manière assez nette la nature de ses intentions. En effet, la réforme constitutionnelle est attendue par de nombreux citoyen via une assemblée de type constituante. Revolucion democratica -dont est membre le leader étudiant Giorgio Jackson (député)- qui ne participe pas au gouvernement pousse cette hypothèse de manière très marquée et n’hésitera pas a le rappeler au gouvernement.

Quoiqu’il en soit la fin de l’ère de Piñera est une bonne chose pour le Chili, qui en période de croissance forte  à clairement besoin d’une politique de relance keynésienne qu’avait rendu impossible la vision très sectaire du Président sortant. Les enjeux sont clairement ceux de la démocratisation de l’éducation de qualité qui au delà des revendications étudiantes est un besoin crucial pour un pays qui ne forme pas suffisamment de professionnels à la vue des besoins qui sont les siens. C’est un pays sorti du sous développement mais dont de nombreuses structures  perdurent sans le prendre en compte.

Ce nouveau cycle pourrait permettre au Chili de relancer une politique sociale significative et sortir également de l’isolement au sein d’une Amérique latine progressiste. La présence d’Evo Morales, José Mujica ou encore Rafael Correa sont des signes de l’intérêt que ces pays portent sur le Chili. Les 100 jours annoncés par la Présidente seront donc décisifs.


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